Pourquoi j’ai commencé à faire du porn? (et pourquoi j’ai arrêté)

Bien que toutes les personnes du milieu ont un point commun qui est l’amour du sexe, nous avons tous des motivations différentes qui nous ont poussé un jour à nous lancer dans le porno. Des quelques témoignages que j’ai eu l’occasion de lire on retrouve très souvent le goût de l’exhibitionnisme, l’envie de dépasser ses limites, une envie de sexe insatiable… et je pense que même si ce n’est pas souvent dit tout haut, l’argent est aussi une des raisons qui peuvent attirer les gens à faire du porn.

Pour ma part j’ai commencé en douceur en publiant d’abord quelques photos sexy sur Voissa. Par passion de l’image, mais aussi pour aider Philyra à prendre confiance en son corps. Et puis, mes envies d’exhibition faisant leur chemin, on a poussé nos limites toujours plus loin. De photos en lingerie sexy nous sommes passés à des photos de nu, puis à des clichés pendant l’acte, pour en arriver à de courtes séquences vidéos sans montage. De tout ceci, nous ne gagnions pas d’argent. Seulement le plaisir de la création et du partage.

Mais me montrer et créer n’étaient pas mes seules motivations. Après de nombreuses années de couple, notre libido n’était plus très active. C’est aussi dans l’idée de relancer la machine que j’avais entamé cette démarche.

Wyylde La plus excitante des expériences de couple

Et puis, le site de Voissa vieillissant mal, nous avons arrêté quelques temps de publier. Jusqu’à ce que Pornhub lance son programme destiné aux amateurs. Très inspiré par les vidéos de Mya Lane, qui faisait beaucoup de sexe dans les lieux publics à l’époque, j’ai suggéré à Philyra de migrer sur ce site et de proposer des vidéos un peu plus travaillées. Le porno avait toujours été un milieu captivant pour moi mais à ce moment, je ne savais pas encore qu’il était possible d’y gagner de l’argent.

Nous avons publié une poignée de vidéos en un an, puis n’ayant que très peu de retours (peu de commentaires, peu de vues, peu de tout) nous nous étions un peu détachés de tout ça. Mais alors que nous ne pensions plus au porno, Le Tag Parfait a écrit un merveilleux article nous concernant. Re-motivés par tant d’éloges nous avons donc recommencé à publier. Jusqu’à ce qu’un jour, pour des raisons qui nous échappent encore, deux de nos vidéos dépassent le million de vues boostant l’intégralité de notre chaîne Pornhub.

 

BAISE À L’HOTEL : Alors qu’elle n’avait rien de plus que les autres, elle a pourtant fait plus de 2 millions de vues.

 

Ce fut le moment le plus excitant de toute cette aventure! On recevait énormément de messages d’admirateurs, de propositions de grosses boites de prods, de commentaires… Nous étions de plus en plus suivis sur les réseaux sociaux. Un véritable engouement provoqué par un coup de chance formidable. Pourquoi je parle de la chance? Parce que plus jamais nos vidéos n’ont refait autant de vues, en faisant même de moins en moins, alors que nous les travaillions de plus en plus et publions de plus en plus fréquemment.

Et justement. Quand on a goûté aux joies de la gloire, il est très ennuyeux de revenir à un rythme « normal » du jour au lendemain. J’en ai beaucoup voulu à Pornhub qui se targue d’avoir un algorithme, alors que tous les indicateurs me montrent que les vidéos à succès du programme amateur sont sélectionnées manuellement. Créant ainsi leurs égéries. Et quand ils trouvent mieux, il jettent les autres comme des capotes usagées, se déresponsabilisant avec un algorithme qui n’est que légende.

 

En quelques mois, nos vidéos sont passées d’une moyenne de 200’000 vues à seulement 20’000 vues sans raison.

Le problème étant que oui, en générant des millions de vues, nous avons commencé à gagner de l’argent. Nous aurions pu profiter de ces revenus et nous faire plaisir avec. Mais non : Mon envie de toujours mieux faire et mon esprit d’entrepreneuriat ont fait que j’ai pratiquement tout réinvesti dans notre contenu dans l’esprit de l’améliorer. C’est ainsi qu’on a régulièrement changé de décors, que notre qualité d’image s’est améliorée, et que les tenues de Philyra ont pu se diversifier. Seulement voilà. Quand du jour au lendemain Pornhub a irrespectueusement coupé la vanne, nous n’avons plus rien gagné. Nous retrouvant avec un type de contenu coûtant entre 100 et 200€ par scène, il nous était impossible de continuer.

Cette amertume envers le site, l’ennui de ne plus avoir de retours sur notre contenu, les coûts que généraient nos vidéos, mais aussi mon estime de moi ayant été atteinte, nous avons décidé d’arrêter. Car oui! Si Philyra continuait de recevoir des éloges, nous les gars ne sommes jugés que par notre boulot en background. Jamais vous ne verrez sur un site de porn un commentaire sur la façon de faire d’un homme ou sur son physique puisque le public est majoritairement masculin. Les seuls commentaires sur ces points que nous pouvons récupérer sont toujours négatifs : tu ne la défonces pas assez, t’as une petite bite, t’es pas assez musclé, … ok merci les gars. À ceux-là je dirai : Portez vos couilles et affichez-vous dans l’acte devant des millions de personnes, venez critiquer ensuite!

Bref. Nous avons commencé par envie, et nous avons arrêté par lassitude. Mais pourtant ça me manque. Nos tournages étaient toujours d’excellents moments passés ensemble, les retours positifs et les articles du bon fap toujours un plaisir à lire, et les rencontres que nous avons eu l’occasion de faire étaient également très intéressantes. Tout ceci me manque. Malheureusement tant que Pornhub ne changera pas sa façon de générer sa homepage, et tant que des alternatives n’existeront pas un retour restera impossible.

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